vendredi 12 juin 2009

Comment le micro me parvint à la bouche.

Comment le micro me parvint à la bouche.


La littérature exige un certain effort de la part du récepteur, contrairement à la radio qui capte sur le vif des instants non prémédité (dans mon cas) ou la pure improvisation se dévoile avec le vertige que le procédé réclame.

Pour l’émetteur (et dans « émetteur » il y a « metteur »), en l’occurrence ton errant raynaldien, le plaisir se veut le même entre la littérature (l’histoire d’écrire) et l’oralité (l’histoire de déclamer).

La naissance de l’errance débuta, il y a quelques années, lorsque l’animatrice de l’émission du matin, Marjorie Champagne, me demanda de me joindre à son équipe (après m’avoir remarquée sur mon lieu de travail) où elle me laissa carte blanche sur la totalité du concept. Delà vint au monde ; « aux quatre coins des mots et des idées », une véritable explosion idéologique et verbale.

Par la suite, cette même demois(aile) changea de rôle (d’animatrice pour se métamorphoser en directrice de la programmation). Elle me sollicita pour animer ma propre émission et delà l’errance raynaldienne trouva sa voix (voie) à travers des sentiers hors normes.

Pour marginaliser davantage le processus, le rendre exportable au delà des ondes radiophoniques, la vidéo numérique fulmina cet art éphémère en courts-métrages que tu peux aujourd’hui contempler à travers les dédales cybernétiques.

Volà comment le micro me parvint à la bouche.